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RANOMENA 2006
(Expedition canyoning à Madagascar)
Pour la deuxième année consécutive, une équipe dirigée par le club
« Canyon Peï » de l’île de la Réunion s’est envolée sur Madagascar afin
d’y développer le canyoning.
L’an dernier, nous avions prospectés notamment les secteurs des hauts
plateaux afin d’avoir un petit aperçu du potentiel canyon.
Cette année l’équipe renforcée était composée de Emeric Beaucheron (RicARic/Canyon
Peï ), Fred Caillat (Aquaroc), Belaïde Seghouane (Canyon Péï) et Thierry
Frizon (Société Madabrousse Tour Operateur). Equipier convivial, Thierry
est avant tout un incontournable pour la précieuse logistique inhérente à
la réussite d’une expédition en terre malgache.
Aussitôt
atterris,
nous nous rendons sur le secteur Est d’Ambositra repéré en 2005. Sur
place, le recrutement des porteurs au village de Ranomena nous
permet des retrouvailles chaleureuses avec les quelques participants aux
« galères » de l’année passée.
Après trois jours de boue due à une pluie incessante (moral en
berne !!), le soleil fait son apparition dans la vallée. Nous décidons,
après une reconnaissance d’accès effectuée la veille, l’ouverture du
canyon d’Anjoma. Cette descente réalisée alors que le temps devient idéal,
nous poursuivons nôtre périple pour nou s
rendre sur le secteur de la Sahatahimena (partiellement équipé en 2005).
La partie inférieure de cette rivière est donc plantée et topographiée. Il
en sera de même pour le bras gauche du delta précédent le grand cassé de
la partie supérieure descendue l’année passée.
Cette
première expé en brousse sur le secteur de Ranomena aura permis
l’équipement de trois descentes de canyon en 6 jours, soit, une semaine a
fond les manettes !!._small.JPG)
Retour vers la ville d’Ambositra pour ensuite se rendre a
Fianarantsoa dans la même journée !! (25 Kms a pieds, 37kms de piste
4X4 et 130 Kms sur la N7 direction Fianarantsoa).
Une journée de repos à l’hôtel et bonne bouffe pour le lendemain
prendre le train direction Manakara. D’après les infos collectées
par Thierry, la voie ferrée traverses une « immense » cascade…
Renseignements pris auprès des quidams et spécialistes locaux, nous
décidons de descendre à la quatrième gare qui pour certains est la
cinquième alors que d’aucuns prétendent
que
c’est la sixième ! Certains pensent même que c’est la septième gare et
nous les soupçonnons de comptabiliser la gare de départ de Fiana. ! A vue
de nez, nous nous arrêtons donc à la gare de Androvato pour équiper la
ravine Mandriampotsy distante d’environ 3 km.
Cette ravine (comme l’on dit chez nous…) croise le chemin de fer et la
marche d’approche s’effectue sur la voie, le pas rythmé par l’écartement
des traverses.
L’ouverture effectuée, nous avons le plaisir d’être pris en « stop » par
un train de marchandise esbasourdi par notre prestation, visible depuis le
pont et nouvelle dans le pays… Le retour au camp de base s’effectuera donc
à l’avant de la locomotive dans une version locale de Titanic. Seuls
icebergs sur la voie : la nécessitée de s’arrêter régulièrement pour
laisser refroidir l’eau de la machine…
Retour
vers le nord afin de se rendre a Antsirabé pour explorer le secteur Est de
la N7. Repérée lors de notre descente vers Ambositra, nous ouvrons la
Ravine Vidahy rapidement rebaptisée Ravine Jeannine en raison d’un comité
d’accueil joyeux et enfantin…En fin d’hivers austral, le niveau d’eau est
d’autant plus insignifiant que nous découvrons une particularité locale :
L’essentiel du débit est capté au sommet de la montagne dans des canaux
d’irrigation pour les rizières de la vallée. C’est donc déçu d’un manque
d’actif que nous sortons d’un canyon pourtant esthétique qui prend peut
être toute son ampleur en été (à voir en saison des pluies).
Le lendemain, nous retournons à Antalavegna, canyon ouvert
l’année dernière, afin de vérifier la présence des ancrages posés. Cette
descente, équipé à minima, nous avait impressionnée par son débit,
notamment dans la fameuse étroiture de « La Seringue ».
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Pour cette année, un débit deux fois moins important nous rend le
parcours plus abordable. De plus, mis à part des doublages de points en
corde dans les trois premiers rappels, les ancrages et plaquettes sont en
place. Nous profitons donc de se second passage avec rab de batteries pour
renforcer l’équipement en plaquettes, déviateur et lunules…
Ceci sera notre dernière journée canyon du séjour.
Nous remontons sur Tana prendre un repos bien mérité avant
l’avion de retour à la Réunion. Ce moment sera agrémenté de shopping-pong
et d’une dernière fiesta matérialisant la réussite de l’expédition.
A part les trois premiers jours de boues et pluies favorisant un moral
en berne, cette expé a été concluante, tant sur le plan sportif que
humain. Nous avons pu bénéficier pleinement cette année des efforts
réalisés lors de l’expé de reconnaissance de 2005, ainsi que d’une équipe
complémentaire et solidaire. Bien sur, notre efficacité n’aurais pas été
telle sans la présence de notre Passe Partout : Thierry Frizon (de
la société Madabrousse, Tour-Operator basée a Tana) qui, par sa
grande connaissance du pays, son art de la négociation, sa maîtrise de la
collecte de renseignements en smilblick-malgache et sa logistique
transport, à rendu cette autre planète qu’est Mada accessible au béotiens
que nous étions.
Remerciements :
Société Ric a ric pour la fourniture du matériel d’équipement et
corde.
Société ID LOG de la ville du Port (précieux don pour le
transport aérien).
Ligue Réunionnaise de Canyoning et Spéléo (pour les kilos
sup et cordes).
FFS via la CREI (Commission Relations et Expéditions
Internationales) pour son parrainage.
Sans oublier :
Fred pour sa bonne humeur et sa notion encore approximative du
« no limit », les porteurs de Ranomena, Bernard « plein de
bouche » du resto chez Dom a Fiana. et Denis pour le
prêt de ses accus-perfo .
Au total, plus de 75 ancrages plantés pour l’équipement ou le
renforcement de 6 canyons. A noter que la solution lunules reste idéale a
Madagascar (trous percé a 15mm, pour passage de corde a 9mm) pour
pallier à d’éventuelles disparitions d’ancrages.
L’ensemble des canyons ont été topographiés et feront l’objet de
publications ultérieures notamment dans les revues fédérales.
Belaïde Seghouane (responsable
expédition Ranomena 2006)

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